Entreprise2.0 - Revue de blogs par Arkandis

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Un avocat témoigne sur son expérience Affinitiz Après avoir compris l’intérêt d’Affinitiz et de son utilisation grâce à Emeric Ernoult, il nous a semblé intéressant d’aller demander à une des personnes qui participe à “l’opération avocats.fr” sa vision des choses. C’est donc Maître Alfredo Allegra, avocat à la cour, qui possède l’un des blogs les plus actifs sur le portail Avocats.fr, traitant du droit fiscal, qui nous parle de son expérience Affinitiz. ” (…)ma communication reposait jusqu’à présent exclusivement sur le ‘bouche à oreilles’(…)Au début du mois d’août dernier, lorsque j’ai eu connaissance du lancement du site avocats.fr, il y a eu la conjonction de deux facteurs déterminants : un peu voire beaucoup de temps libre pendant quelques semaines et une incroyable facilité d’utilisation pour un non-informaticien de la blogosphère(…)L’épisode de la photo et les premières semaines passés, c’est ensuite devenu une petite routine pour l’alimenter et le maintenir à jour.(…)Quant aux retours attendus, au mieux, le conseil national des barreaux lui-même pense que les avocats devraient être en mesure de reprendre tout ou partie de la clientèle des internautes captée par des officines qui dispensent sur internet des ‘consultations juridiques’ sans en avoir les compétences. Au pire, ce sera une [très] jolie carte de visite. “ Comment communiquiez-vous avant ? Trois lignes sur une colonne exceptées dans l’International Herald Tribune lorsque je prêté serment au mois de mars 1993, ma communication reposait jusqu’à présent exclusivement sur le ‘bouche à oreilles’. Je dois préciser qu’il y a encore moins d’une décennie, toute forme de publicité était interdite aux avocats. La situation a progressivement évolué et, à présent, les avocats sont autorisés à faire de la ‘publicité’ dans la mesure où elle constitue une ‘information’ pour le public. Le démarchage restant prohibé. Pourquoi avoir accepté l’opération Affinitiz et créé votre blog ? Au début du mois d’août dernier, lorsque j’ai eu connaissance du lancement du site avocats.fr, il y a eu la conjonction de deux facteurs déterminants : un peu voire beaucoup de temps libre pendant quelques semaines et une incroyable facilité d’utilisation pour un non-informaticien de la blogosphère mise à la disposition des avocats pour investir le net par le Conseil national des barreaux (CNB) qui est, au niveau national, l’instance suprême et régulatrice de la profession. En fait, ce qui m’a pris le plus de temps (près de deux jours) c’est le chargement de ma photo sur mon blog car il a fallu au préalable la mettre au bon format, la scanner et l’importer vers mon ordinateur en image .jpeg avant de pouvoir la mettre en ligne correctement au bon format et en tant que photo. J’ai failli renoncer à publier la maudite photo tant la tâche me semblait rude… L’épisode de la photo et les premières semaines passés, c’est ensuite devenu une petite routine pour l’alimenter et le maintenir à jour. Quels retours attendez-vous de cette initiative ? Pour fidéliser les visiteurs de mon site, je vais donc les sonder au cours des prochaines semaines en proposant des consultations juridiques par téléphone et par internet ainsi qu’un forum emploi qui recueillera demandes et offres d’emploi en lien avec le contenu de mon blog. Quant aux retours attendus, au mieux, le CNB lui-même pense que les avocats devraient être en mesure de reprendre tout ou partie de la clientèle des internautes captée par des officines qui dispensent sur internet des ‘consultations juridiques’ sans en avoir les compétences. Au pire, ce sera une [très] jolie carte de visite. Quels résultats observez-vous déjà après seulement un mois et demi ? Pour l’instant, il n’y a aucun résultat en termes de nouveaux clients. L’objectif non dissimulé est de transformer le visiteur occasionnel en visiteur assidu de manière à ce que si dans trois, six ou douze mois, il a un besoin précis en matière juridique, il aura la réaction de prendre contact avec mon cabinet au lieu de chercher un avocat dans les PagesJaunes ou dans l’annuaire de l’Ordre. Considérez-vous votre blog comme chronophage ? Non, il est à mon ’service’ et pas l’inverse. Merci Maître Le blog de Maître Alfredo Allegra Un avocat témoigne sur son expérience Affinitiz
Communiquer souplement avec le Blog, Témoignage d’un autodidacte dsc00047.JPGWolfgang Beyer dirige le cabinet WBIEC spécialisé, depuis trois générations, dans le conseil en gestion de patrimoine. Homme d’argent certes, mais également musicien accompli et adepte de itunes depuis son lancement, il n’est pas étonnant que ce sexagénaire se soit instinctivement laissé séduire par le web 2.0. Son entreprise, qu’il définit comme des créateurs d’avenir, est implantée en Alsace. Etonnamment authentique dans un univers habituellement cousu d’or et de paillettes. Mérite le détour sur www.wbiec. com Pouvez-vous décrire vos usages des outils web 2 Je ne sais pas très exactement quels outils relèvent du web 2, mais ce que je sais c’est que les outils les plus récents que nous utilisons, essentiellement des plateformes collaboratives et le blog, nous ont totalement changé notre façon de travailler et de communiquer Le blog qui est un outil récent pour nous, permet de créer davantage de lien avec notre dsc00038.JPGenvironnement. Il a également beaucoup contribué à renforcer notre image d’experts. Nous étions les premiers étonnés en constatant tout ce que nous étions capable d’exprimer dans nos différents domaines de compétence (gestion de patrimoine, ingénierie sociale, optimisation successorale et patrimoniale …). Une chose ne fonctionne pas aussi bien que nous l’avions imaginé, ce sont les commentaires. Mais c’est un peu normal, nos lecteurs sont des gens discrets et préfèrent nous téléphoner ou nous envoyer un mail pour aborder des questions qu’ils veulent plutôt garder confidentielles. Paradoxalement, le blog nous a amené à communiquer plus fréquemment par un autre canal, celui de l’e-mailing que nous utilisons pour diffuser des alertes, créer du trafic et générer, grâce au tracking, des cœurs de cible. Ainsi, nous avons su identifier d’une manière très précise une partie importante du lectorat du blog. En quelques mois, nous avons acquis les bases de ce nouveau système de communication. Nous nous préparons à passer bientôt à la vitesse supérieure, mais tout dépend du temps disponible que nous pourrons dégager. Pour cela, nous espérons encore gagner en productivité en multipliant les plateformes collaboratives, autre nouveauté dans notre nouvelle boite à outil. Nous les utilisons non seulement en interne, mais aussi avec nos partenaires (Experts-comptables, notaires), ainsi que nos clients. Nous avons ouvert la première plateforme (Affinitiz) pour permettre à l’ensemble de l’équipe de participer et de préparer le lancement de notre blog. Je dois dire que chacun a très vite compris l’intérêt de combiner les intelligences individuelles et que l’on pouvait travailler encore plus efficacement ensemble quand justement on n’est pas ensemble. Aujourd’hui, nous ne pourrions plus nous passer de ce formidable outil et je remercie au passage les créateurs d’Affinitiz pour la plateforme qu’ils ont réussi à mettre en place et qu’ils améliorent sans cesse. Qu’est-ce qui vous a incité à utiliser un blog ? dsc00036.JPGL’idée de départ était de communiquer d’une manière souple et peu contraignante, sur un ton convivial et éliminer progressivement l’usage des supports papier autant que possible. L’expérience nous a donné raison. Un blog peut finalement être extrêmement riche et varié en contenu, tout en étant beaucoup moins contraignant que la newsletter. Il donne une liberté de ton et d’échange qui nous plait beaucoup. Il est une façon très intéressante de cultiver les contacts, car nous y diffusons de l’information utile sur un ton plus convivial que commercial. Cette idée nous est venue quand nous avions décidé de refaire notre site que nous voulions dynamique et évolutif. Finalement, nous avons opté pour un simple site type carte de visite (actualisé une ou deux fois par an) mais complété par un blog qui par nature est un support très vivant. Quels étaient vos principaux objectifs ?
Nous voulions en quelque sorte assurer une présence permanente auprès de notre environnement, sans pour autant mettre en place un système lourd. Les avez-vous atteints ?
En grande partie oui. On peut dire que nous avons construit une base d’un système qui porte déjà des fruits et qui nous encourage à aller plus loin. Maintenant, nous allons le faire évoluer vers d’avantage de régularité et vers plus d’échanges en mode réseau.dsc00052.JPG Le recommanderiez-vous à un ami ?
Bien sûr et d’ailleurs nous ne manquons pas de le faire. Car, il est intéressant pour tous d’être reliés aux autres pour travailler, partager des informations, apprendre, aider, assister. C’est ensemble que l’on peut progresser. Seul c’est impossible. Allez voir le blog de Wolfgang BEYER cliquer ici N’hesitez pas à nous transmettre vos témoignages/interview.
Communiquer souplement avec le Blog, Témoignage d’un autodidacte

Motorola and km 2.0

Filed under: blogs, wiki, km

My post on ways other than email to communicate content, focused on a few social aspects of communicating and collaborating in the workplace:

- use the right communication vehicle for the right context
- content is open, shareable, archived, searchable, tagged…compared to email silos
- your inbox is not inundated, instead you can subscribe to content…kind of like a different inbox for a different types of content
- types of content has it’s own place

I also mentioned Toby Redshaw and his Motorola podcasts.

Here are some brief notes and thoughts from an email I shared with some work colleagues and managers….yeah I know, I shared these links and thoughts in an email, just the point, people not in this email don’t know of its existence. If I shared it in a blog post, some manager in a different office in a different country might have seen it and got excited…BTW, no-one responded to my email. It seems everyone is too busy with work tasks, but learning and education is essential so you can work more productive and collaborative, but people don’t have time to learn these new fundamentals.

Here is the main part of my email re-printed from 28/06/2007

This email is notes from 2 Motorola podcasts about the social enterprise.

STATS
May 2005 - Mar 2006 - 2000 wikis and 2700 blogs
May 2006 - Mar 2007 - 3300 wikis and 4200 blogs (40,000 posts), 2400 forums (28,000 enquiries and responses)
*Some are short lived blogs and wikis eg. blogs focused around a problem or project blogs

63,000 of the 69,000 employees use this system weekly
4000 active staff (5-10% are contributors and authors)
* I suppose a tech based company may be more web savvy than a engineering company

ADOPTION
- What is most surprising is they didn’t have a roll-out, training or communications, they just turned it on and it propogated from the connectors, mavens and word of mouth. He says the quality of software and adoption is inversely proportional to the thickness of the manual.
- 250 part-time Knowledge Champions that facilitate, promote, guide and manage each domain
* I think this is due to ease of use of these tools, publishing and commenting on blog posts is very basic, and becomes viral as people can publish their thoughts within minutes and as discussion occurs

STRATEGY
- A business has 4 components: people, physical assets, cash and knowledge…nowadays most competitors have the first 3, but the competitive edge is leveraging the knowledge that people have to share around these assets and others.

EXAMPLE
- A knowledge worker may bump into someone in the lunch room
- Turns out they give you insight to a task you are working on (as they have worked on related stuff)
- As a result of this knowledge interchange, eg. you have now increased the quality of your work by 15% and cut 4 months off the lifecycle of the task…saving money
- This has less chance of happening if you ate lunch at your desk, or if those people work in a different office/country or they have left or retired from the company
- You no longer need to know these people as you can bump into them and their content online with social tools such blogs, wikis, forums, etc…where the true knowledge worker corporate memory resides
- This bumping into the person in the lunch room has increased enormously, is archived and is searchable
- This enabler of social capital allows a company to be big and agile, rather than big and slow

* Creating a word document and filing it in a Document Management System (DMS) to share thoughts, questions, answers and insights is cumbersome and just doesn’t have the same effect, whereas the CoP tools and social software are more aligned to publishing and sharing personal knowledge and adding value by discussion, and also a sense of place, findability and collaboration on a subject matter.

* With social software you not only get the final product, you get all the workings out, ie. the discussions and postings on how you got there, and people involved.
The fact you can share personal thoughts and discussions is the closest thing to tacit knowledge extraction (besides physical interaction, like mentoring, apprentice, shadowing), as we can grow with the content and learn daily, and slowly assimilate…rather than here’s a final product, where you just can’t get a feel for it.

eg.
A worker is retiring and writes a comprehensive document about all facets of their job

What if you had this additional insight to help you understand this document and this person
- throughout the workers time with the company they shared personal knowledge in a blog (and project blogs), bookmarks, forums, Q & A, view their profile to see an overview of what they have worked on, etc…

I guess, sharing some emails would also help, and perhaps video interviewing, but I’m just comparing written information.

MEASURE
- Motorola now have a less chance of decisions being based on narrow knowledge
* I think it may make decision making a bit more transparent, more quiet people will be heard, not afraid to ask dumb questions, enable cross-disciplinary discussions, etc…
- Don’t relive past mistakes and the good old one, don’t re-invent the wheel
- Increase quality of work and cycle time, thus save money

* I really don’t know of a way to measure this type of thing, how do you get a ROI on how the telephone helps do business (maybe a bad comparison).
One way is the Storytelling method used in the Most Significant Change technique
Or what about Return on Change.

Note

This email is over 3 months old, and that’s a long time in the growth period of km 2.0, a lot of discussion has taken place, so I plan to publish a post with some updated discussion on adoption, culture, measurement, etc…

Related:
km 2.0 and organic km
Enterprise social sharing structure
Where does email fit in document collaboration?
Internal communication blogs and km2.0
The different ways of finding experts
KM 2.0 momentum

http://libraryclips.blogsome.com/2007/09/20/motorola-and-km-20/

Spigit: le social networking au service des entreprises

Tuesday 25 September 2007 à 19:46 — by Aziz Haddad

La Startup Spigit lance un nouveau service qui offre aux entreprises une plateforme de réseaux sociaux qui leur permet d’intégrer le social networking au coeur de leur business, quantifier les échanges, trouver les “key influencers” et tirer les bénéfices de ces intéractions/collaborations et intelligence collective entre employés pour les transformer en idées/innovations/opportunités business.

Comme sur les communautés en ligne  “classiques”, les employés pourront partager leurs opinions, avis, idées… et bénéficier d’un programme de valorisation (monnaie virtuelle, badges,…), le logiciel utilise des algorithmes pour déterminer les contributions et l’apport de chacun au sein de la communauté (et servir également d’outil d’évaluation). Un système de votes est également intégré aux différents topics/idées, aidant ainsi les managers dans leurs décisions stratégiques.

Mashable

Ce que l’on sait des réseaux sociaux.

On sait :

  • ce qu’ils sont :Un site de réseau social est une catégorie de site web avec des profils d’utilisateurs, des commentaires publics semi-persistants sur chaque profil, et un réseau social public naviguable (“traversable”) affiché en lien direct avec chaque profil individuel.” (Danah Boyd)
  • que 2003 est la date clé de l’explosion de ces réseaux avec le lancement (entre autres) de MySpace, Friendster et LinkedIn (même si dès 1988 AOL disposait déjà de la notion de “profils publics” accessibles selon différents centres d’intérêt) (Via le Wiki Public de Danah Boyd sur l’histoire et la constitution des réseaux sociaux)
  • que les jeunes en raffolent. D’après une récente étude, “96 % des adolescents américains participent à un réseau social au moins une fois au cours d’une semaine. Les filles y seraient d’ailleurs plus nombreuses que les garçons.” (Via Technaute)
  • qu’ils reproduisent les schémas sociaux habituels. A chaque “classe” son réseau social. tels les Jets et les Sharks de WestSide Story, des réseaux sociaux initialement “élitistes” (Facebook était au départ destiné aux étudiants de Harvard) “recrutent naturellement” du côté des classes moyennes et au-delà, pendant que MySpace tant sur la forme (l’habillage du site) que sur le fond (son public) agrège naturellement un public plus “underground”, moins “bourgeois”, plus “large” et plus “jeune”. (Via InternetActu se faisant l’écho de cette étude de Danah Boyd). En complément, ce serait près de 85% des tennagers qui seraient inscrits sur MySPace contre seulement 7% sur Facebook. (Via ZDNet)
  • que les gens participent peu. Plus exactement que très peu de gens participent beaucoup et que beaucoup de gens participent très peu. Comment le sait-on ? (Via Le Semeur) en croisant le fait que 35% desi nternautes américains publient des contenus en ligne avec la règle des 1% (2/3 des contenus produits proviennent de 1% des utilisateurs actifs). Dès lors, l’échelle de participation globale de l’ensemble des réseaux sociaux disponibles est probablement déployée sur le modèle de la longue traîne, avec énormément de participants “étalés” en fin de traîne, dans des réseaux sociaux “de niche”. pour une sériation plus fine selon l’âge et le type d’activité, voir ce billet d’InternetActu)
  • que la monétisation des services est leur modèle économique. (Via Toile-Filante) Beaucoup d’entre eux proposent un modèle d’intéressement aux acteurs, via différentes modalités de rétribution financière, et ce quel que soit le “coeur de média” (vidéo, son, image, “contacts” …) du réseau concerné. Parmi les principaux modèles de rétribution on citera :
    • celui, bottom-up, de la prime à l’accès, ou de la prime au vote : vous touchez de l’argent si votre média (texte, article, vidéo, photo, etc) arrive en page d’accueil du site ou est parmi les plus téléchargés/accédés/votés. Le modèle du genre et le plus emblématique est YouTube qui “a décidé de partager ses recettes publicitaires avec les “top users” sélectionnés dans la liste “most subscribed”.” (Via Martin Lessard)
    • celui, top-down, du reversement par le site “hôte” d’une partie des gains générés via une régie de type “Google Adsense”.
    • celui, “middle-middle” (??) qui propose une rémunération moins importante à plus de monde via un certain nombre de palliers
    • celui enfin, beaucoup plus classique et éditorialisé du “pigiste-citoyen”, tel CitizenBay ou OhMyNews : vous écrivez un article, soumettez une “news” et si elle est sélectionnée, vous êtes payé.
  • qu’il faut distinguer entre réseaux généralistes et réseaux spécialisés. Le site Techcrunch en propose la définition suivante : “un réseau social généraliste a pour première vocation de rester en contact, un réseau social spécialisé repose sur un intérêt commun.” On pourrait donc ici calquer sur cette analyse la dichotomie souvent présente au coeur des pratiques de gestion de la connaissance (Knowledge Management) distinguant entre communauté de pratique (réseaux spécialisés tels LibraryThing) et communauté d’intérêt (réseaux généralistes). Et que les réseaux spécialisés peuvent eux-mêmes êtres scindés entre réseaux sociaux spécialisés “à large spectre” (LibraryThing) et réseaux spécialisés “de niche”. Sur ces derniers, voir notamment l’ensemble des billets de Fred Cavazza sur la question.

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  • Qu’il y a probablement quelque chose de culturel dans leur logique de déploiement et d’adoption à l’échelle de la planète connectée, comme le montre cette carte. (Via Francis Pisani)

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  • Que la privauté de ces espaces publics ou semi-publics pose problème. Comme l’analyse Danah Boyd (encore …) dans cet article (.pdf), 4 paramètres contribuent particulièrement à la confusion entre espace public et espace privé :
    • la persistance : ce que vous dîtes à 15 ans sera encore accessible quand vous en aurez 30 …
    • la “searchability” (littéralement, capacité à être recherche/retrouvé) : avant les réseaux sociaux, votre mère ne pouvait pas savoir où vous étiez en train de faire la fête avec vos amis ou ce que vous pensiez d’elle. Maintenant … c’est possible.
    • la “reproductibilité” : ce que vous avez dit/publié/posté/photographié/filmé peut être recopié et replacé dans un univers de discours totalement différent.
    • les “audiences invisibles” : la médiation particulière que constituent ces réseaux sociaux et la conjugaison des trois critères précédemment cités fait que la majorité des publics/destinataires est absente au moment même de la médiation (= la transmission du message = par exemple, la publication d’un message texte),créant ainsi un effet non pas simplement de voyeurisme mais une temporalité numérique particulière.
  • que le paradoxe des “réseaux sociaux privés” (en gros : on utilise des réseaux sociaux en y déversant avec impudeur nombre de données très personnelles et on réclame en même temps un droit à une “privauté” qui apparaît comme nécessairement antagoniste ou contradictoire avec la nature du service offert.) peut pour une bonne part s’expliquer par les 4 critères listés précédemment. Et pour faire plaisir à Manuel Z. (du collectif des opposants à l’identité numérique;-), je crois que la problématisation liée à l’illusion de privauté des espaces numériques publics ou semi-publics est effectivement plus riche que celle de la “simple” identité numérique.
  • qu’ils constituent un écosystème de recommandations croisées nécessaire au développement pérenne d’une économie de l’accès. A moyen terme, ces réseaux sociaux pourraient n’être que le premier étage, la base de plus en plus large et stratifiée d’une économie globale de l’attention ou de l’accès, laquelle ne pourra parvenir à monétiser confortablement l’ensemble des services lancés qu’au prix d’un maillage suffisant de ce premier étage, celui d’un écosystème de recommandations croisées. En d’autres termes, (la stratégie de) l’adressage  - au sens littéral des carnets d’adresse que permettent de partager nombre de réseaux sociaux - est la clé (de l’économie) de l’accès.

Et puis surtout, grâce à cette carte, on sait où ils sont ;-) (Via Serial Mapper)

Online_communities_small_2

Comment cela ? Vous en voulez encore ?!??

Je vous conseille également l’ouvrage su sociologue Pierre Mercklé, Sociologie des réseaux sociaux, qui date un peu (2004) mais permet de bien resituer d’importantes problématiques avec comme horizon d’analyse le débat concernant le fait que ces réseaux sociaux pourraient constituer, ou non, “un nouveau paradigme sociologique, une « troisième voie » théorique entre le holisme et l’individidualisme sociologique.

Il me semble aujourd’hui en tout cas incontestable que l’essor et les modalités de déploiement et d’adoption de ces réseaux attestent que la prochaine grande collection documentaire vécue comme utopie motrice, sera celle de la collection des individualités humaines. Et que face à cet enjeu, les sciences de l’information et de la communication d’une part, et la sociologie et la psychologie sociale d’autre part, ont entre leurs mains de bien beaux terrains d’analyse.

Il faudra également faire preuve de vigilance si l’on ne veut pas que l’explosion sociologiquement passionnante des usages du “Lifelogging”  (le lifelogging désigne “notre intimité augmentée d’information : ce sont là nos objets et nos actions qui sont enregistrés, disponibles et qu’on peut analyser et monitorer à distance”) ne bascule pas dangeureusement vers un “lifemarketing” ou un “lifeprofiling” reposant entre les mains de quelques multinationales.

Affordance